Les Amitiés Spirituelles

La Société des "Amitiés Spirituelles", fondée par Sédir, a été déclarée en 1920 (insertion au "Journal officiel" du 16 juillet 1920, n° 159-364). Objet : association chrétienne libre et charitable.
" Il devient nécessaire de faire appel à la collaboration de tous ceux qui vivent de notre idéal, mais qui peut-être ignorent qu'il est en leur pouvoir - et pourrai-je ajouter : de leur devoir - de travailler à la diffusion de cette lumière dont notre humanité ne peut être privée sans voir se tarir une des sources de sa vie spirituelle. Le champ est vaste et nous avons besoin de beaucoup d'ouvriers... Notre groupement sera ce que seront ceux qui le composent : chacun est appelé à travailler dans le milieu où il a été placé, chacun doit faire briller la Lumière qu'il a reçue. Notre ferveur, notre activité, notre conviction seront la mesure de notre rayonnement et les moyens de notre succès. " Emile Besson, 19.09.1920 " Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement. " Matthieu 10.8
Pour tout renseignement, s'adresser à la permanence parisienne : B.P. 236 - 75624 PARIS Cedex 13
Présentation des Amitiés spirituelles. Extraits de l'allocution de Sédir du 19 septembre 1920. Méditations pour chaque semaine, texte de Sédir. Bibliographie de Sédir. D'autres textes de Sédir, sur un site ami ! Extraits de "Quelques traits de l'Eglise intérieure" de Lopoukhine. Les AMITIÉS SPIRITUELLES sont un groupement de personnes de bonne volonté qui reconnaissent le Christ comme seul Maître de la vie intérieure et l'Évangile comme la vraie loi des consciences et des peuples. Il ne s'agit ni de fonder une religion nouvelle, ni de créer une secte de plus. Les membres de ce groupe respectent toutes les formes sociales ou religieuses; ils estiment que rien n'existe qui n'ait sa raison et son utilité; ils ne critiquent aucune opinion; mais ils veulent ne dépendre que du seul Christ. Ils sont persuadés qu'une évolution collective réelle ne peut s'obtenir que par la réforme individuelle, et que toutes les difficultés terribles qui, aujourd'hui menacent le monde occidental, seraient vaincues si la majorité des individus, à tous les degrés de l'échelle sociale, accomplissaient tous leurs devoirs. En conséquence, les membres des Amitiés Spirituelles s'attachent à faire passer dans leurs actes les maximes de l'Evangile ; ouvriers, employés, patrons, époux, pères, citoyens, ils essaient d'accomplir ces diverses taches avec une conscience intègre, et ils s'efforcent, chacun dans son cercle d'action, de soulager les souffrances environnantes. Leur objectif, c'est le relèvement spirituel et moral des individus, en leur facilitant, par l'exposé des doctrines de l'Évangile, une reprise de contact avec la pensée chrétienne, les traditions françaises et les sentiments de fraternité réelle qui doivent harmoniser réciproquement ces trois grands souffles de la civilisation occidentale. Profondément convaincus que rien, n'arrive sans la permission de Dieu, ils ne font pas figure de réformateurs austères; l'expérience leur a montré qu'un bon et fraternel coup d'épaule au malheureux embourbé l'aide et le réconforte mieux que des discours. Les rapports que l'homme peut établir avec Dieu sont, à leur avis, chose trop grave pour qu'ils s'immiscent jamais dans les consciences. Les Amitiés Spirituelles demandent à tous de tenter pour leur compte le même essai qu'ils ont tenté pour le leur. Extraits de l'allocution prononcée par Sédir, fondateur des Amitiés spirituelles, le 19 septembre 1920. Aujourd'hui la mode est à l'union. On la prêche entre les partis, les églises, les sectes et les écoles ; mais on ne la réalise pas, parce qu'on la veut fonder sur des éléments qui appartiennent au principe de la multiplicité, sur des éléments de désunion : sur le nombre d'adhérents, sur l'argent, sur la conformité des opinions mentales. On oublie que l'unité, dans l'homme et dans la nature, ne peut être qu'intérieure ; les plantes ne sont unes que par une certaine flamme vitale commune à tous les organismes végétaux ; les hommes ne sont uns que par leur principe central, par leur conscience, de qui les mobiles impriment aux actes la qualité spirituelle correspondante. Toutes les formes de la vie ont droit à la vie ; nul mouvement social, nul système philosophique, nul élan religieux ne devrait être jugulé par la violence. Qu'on empêche un mal évident de nuire, c'est nécessaire ; mais qu'on tyrannise les consciences, personne n'en a le droit. Dieu même nous laisse libre, après nous avoir avertis. L'idéal pour lequel on vit communique aux oeuvres sa lumière et sa vie propres. Si les intentions diffèrent, les actes diffèrent. Voici trois dames dans la rue qui, chacune, donnent une pièce de monnaie à un pauvre. Les trois gestes sont identiques. Mais la première donne parce qu'on la regarde ; la seconde donne par devoir ; la troisième donne parce que derrière cet infirme elle aperçoit Jésus. L'effluve du premier geste ira dans le royaume de l'amour-propre ; celui du second ira dans le royaume de la philanthropie ; celui du troisième ira seul au royaume éternel de l'Amour où habite Celui en l'honneur de qui il a été fait. Voilà notre but. Nous admirons les savants, les philosophes, les artistes, les chercheurs de mystères, les hommes d'action ; nous les respectons, nous nous instruisons de leurs recherches et de leurs exemples ; mais ce n'est pas la science, ce n'est pas la pensée, ce n'est pas l'esthétique ni la volonté ni les choses secrètes ni les rites qui rendent l'homme capable de rentrer dans l'éternel ; toutes ces choses sont relatives, elles ne peuvent pas ouvrir l'Absolu ; ce sont des chemins qui mènent à la Voie étroite, la seule où se tienne le Christ en personne. Partout ailleurs il n'y a que des images de Lui ou de Ses envoyés. Les chemin latéraux sont utiles ; le chemin étroit seul est nécessaire. Tout être, quelle que soit son intelligence, sa culture ou sa puissance, a besoin de mourir à la volonté propre pour renaître au Christ ; ou, en termes plus simples, le plus grand savant, le plus génial artiste, le meneur le plus fort doit, pour se sauver, aimer les autres comme lui-même et implorer le secours du Père. Et le plus fruste des hommes peut entrer au Ciel s'il aide ses compagnons de misère et s'il élève vers Dieu son pauvre c_ur. Telle est notre foi. Nous sommes certains que le Christ seul peut faire passer les êtres du relatif dans l'Absolu. Qu'on veuille bien nous permettre de ne pas contracter alliance avec ceux qui ne croient pas comme nous. Nous ne pouvons pas nous dire d'accord avec ceux qui ne voient en Jésus qu'un symbole, un mythe ou un homme semblable à nous. Leurs efforts et nos efforts ne vont pas dans le même soleil. Séparés dans l'Invisible, pourquoi se réunir dans le Visible ? Et se sentir puissant parce qu'on est nombreux, ce ne serait pas du spiritualisme, ce serait du matérialisme. S'unir, n'est pas se décerner mutuellement des éloges ; c'est d'abord ne pas se croire plus intelligent que le voisin. S'unir, ce n'est pas s'entendre sur des terminologies, c'est reconnaître qu'on ne peut rien savoir que des apparences et des approximations. S'unir, n'est pas mettre des budgets en commun, c'est donner sans cesse, à mesure que l'argent rentre. S'unir, ce n'est pas suivre des rites à heures fixes, c'est vivre toutes les minutes pour le même idéal. S'unir, ce n'est pas soulager tel malheureux parce qu'il pense comme nous, c'est aider tous les malheureux parce que chacun représente l'une des innombrables douleurs de Jésus. Ainsi l'union vraie ne tend que vers Dieu manifesté en Jésus, Son Fils unique. Et, pour nous, le travail manuel, l'étude, la conduite des affaires, tout ne sera que par le Christ et pour le Christ. Les veilles du savant, les angoisses de l'artiste, les désespoirs du c_ur trahi, les inquiétudes de tout le monde ne sont rien d'autre que les meurtrissures fatidiques des chaînes dont chacun se forge à chaque faute nouvelle et rive à ses chevilles un maillon nouveau. Le Christ en est l'unique briseur, parce que Lui seul possède le pouvoir d'illuminer notre conscience sans toucher à notre libre arbitre. Ce Dieu unique est notre seul Maître ; Lui seul nous apprend nos devoirs et nous confère nos privilèges ; Lui seul nous indique la méthode pour la conquête de nous-mêmes et nous apprend ce qu'il faut dire aux affligés, ce qu'il faut faire aux malheureux. Ces préliminaires acceptés, je pense que vous accepterez aussi les buts de notre groupement. D'abord reconnaître et faire connaître le Christ Jésus, Fils unique de Dieu, Verbe éternel incarné, puis ressuscité, seul Maître et seul sauveur : ceci afin que les fruits de nos oeuvres, transportés par las Anges jusque devant la face du Père, retombent ensuite sur ce monde comme les semences de Vie éternelle. Secondement, réveiller cette lumière dans les coeurs où la recouvrent les cendres des idolâtries, surtout en priant pour eux. Enfin montrer le Christ à tous : où Il se trouve dans les phénomènes ; où, dans la Beauté ; où, dans la Pensée ; où, parmi les peuples et les religions ; où, parmi les morales et parmi les oeuvres. Et, pour tout dire en un mot, nous nous proposons de donner aux autres tout ce que nous avons reçu : nos forces physiques et morales, notre intelligence, notre pouvoir d'aimer, notre temps, notre argent et jusqu'à notre bonheur. Car nous savons que rien de ce qui paraît être à nous ne nous appartient ; nous avons reçu tout. Le serviteur du Christ, auquel nous essayons de ressembler, se charge de tous les devoirs et ne se reconnaît aucun droit : à la cité, il donne ses talents ; à sa famille, sa tendresse fidèle ; aux autres hommes, sa charité ; à Dieu, sa prière. A nos yeux, tout comporte du bien, tout est utile ; nous n'attaquerons donc ni les nouveautés, ni les audaces, ni les conservatismes, ni les timidités ; notre voeu ne va ni vers l'avenir ni vers le passé, mais se concentre sur la minute présente où brille, selon la parole du Christ, le feu éblouissant de l'Eternité. A une époque où les plus merveilleux triomphes sur la matière portent l'homme à s'asseoir parmi les dieux, il faut que quelques-uns proclament la souveraineté de l'Esprit. Notre maître nous a promis tout ce que nous Lui demanderions ; si nous sommes de vrais, de parfaits disciples, nous voilà tout-puissants. La méthode la pus sûre pour atteindre cet état, c'est de se sacrifier à autrui sans espoir de récompense. Tel est notre travail, tour à tour intérieur puis extérieur, tour à tour violent et doux, mais toujours le plus noble, le plus beau, le plus nécessaire. Voilà notre tâche. Elle est immense, elle est humainement impossible ; nous l'entreprendrons cependant, car notre Maître Se charge de l'impossible pourvu que, nous, nous fassions notre possible.


Un grand merci à :

pour ses magnifiques fonds de page !

tadou@wanadoo.fr



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