Nouveautés

Études bibliques

Pensée du mois



Foire Aux Questions 

Liste de discussion
Flambeau
UN CLOU ET UNE ANCRE
 
  
Dans la société actuelle, les hommes sont de plus en plus «déboussolés» et ne savent à quoi ou à qui se raccrocher. Les références manquent et les points de repères disparaissent. Pour les remplacer la société veut mettre l'individu au centre de toute préoccupation. Une affiche récente exposée sur les murs de nos villes résume bien, hélas, cette attitude par ce message: «L'homme est à la mesure de toute chose». Mais, comme référence, le Moi ne donne aucune sécurité et n'apporte aucune stabilité car les sentiments égoïstes de l'homme varient au gré des circonstances. 

Comme chrétiens, nous avons des certitudes à apporter à ce monde qui sans cesse fluctue. Notre Dieu est immuable et stable. En Lui, pas de variation ou d'ombre de changement (Jacques 1, 17). Le monde passe mais Dieu demeure. Le Père nous tient dans sa main d'une manière si sûre que rien ne peut nous en séparer. De même, personne ne peut nous ravir de la main de Jésus, le Bon Berger (Jean 10, 28-29). 
  

UN CLOU 

Une prophétie d'Esaïe illustre d'une manière frappante la stabilité et la solidité que nous trouvons en Jésus Christ (Esaïe 22, 15-24). 

Comme intendant du palais sous le roi Ezéchias (v. 15), l'orgueilleux Shebna exerçait une grande influence. Esaïe lui adressa des reproches, lui prédisant qu'Eliakim (sign. Dieu veut établir) le remplacerait (v. 16-24). Cette prophétie s'accomplit effectivement car lorsque le roi d'Assyrie vint assiéger Jérusalem, Eliakim avait remplacé Shebna qui n'était alors plus qu'un simple secrétaire (Esaïe 36, 3). Plus tard, il subira le sort décrit dans le verset 25 du chapitre 25, comme type alors de l'antichrist (voir la note à la fin de l'article). 

Dans cette prophétie, Esaïe discerne quelqu'un de plus grand qu'Eliakim, le nouvel intendant du roi, un homme qui a la clef de la maison de David sur son épaule (un symbole d'autorité), qui ouvre une porte que personne ne peut fermer, qui est si élevé qu'il est comme un trône de gloire. Il ne peut s'agir que du Messie, le Seigneur Jésus Christ, auquel ces termes sont appliqués par l'apôtre Jean dans ses visions à Patmos (Apocalypse 3,7). Parlant de Lui, Esaïe dit que le Seigneur le fixera comme un clou dans un lieu sûr. A ce clou seront suspendus des objets utilitaires comme des petits vases, des coupes et des amphores (Es. 22,23-24). 

La même image du clou est reprise par Esdras dans une prière (Esdras 9, 8). Au retour de l'exil, il s'humilie à Jérusalem de la faiblesse des quelques réchappés de son peuple mais est encouragé de penser que Dieu ne les a pas abandonnés et leur a donné un clou dans son saint lieu. Le prophète Zacharie précise que de la tribu de Juda sortira le clou, une allusion sans équivoque au Messie (Zacharie 10, 4). 

Dans les maisons en Orient, un clou (un pieu, une cheville) servait à suspendre la vaisselle et les ustensiles de cuisine jusqu'à ce que la maîtresse de maison les utilise. Ce clou devait être solidement fixé aux parois. Les ustensiles n'y étaient pas accrochés comme décoration mais en vue de les utiliser et pour les préserver des souillures du sol. 

Comme chrétiens, ne sommes-nous pas comme ces objets solidement suspendus à un clou et prêts pour le service du Maître. Nous ne risquons pas de tomber à terre. Ce clou est notre point de repère. Il est sûr, immuable et glorieux. Nous pouvons nous référer constamment à notre seul Maître et Seigneur. Notre salut est acquis à toujours. 
  

UNE ANCRE 

Comme croyants, nous pouvons apporter au monde encore un autre témoignage, un témoignage de sécurité car l'espérance chrétienne est comme une ancre fixée dans le ciel (Hébreux 6, 19). 

L'ancre est jetée quand un bateau est en rade ou pour éviter qu'il se brise sur les écueils lorsque la tempête éclate (Actes 27, 13 et 29). Une fois à l'eau, l'ancre est invisible mais la preuve de son existence est le câble qui la relie au bateau. L'ancre de notre espérance n'est pas jetée dans les profondeurs de la mer mais dans les hauteurs du ciel. Là, nous sommes solidement tenus par cette ancre qui pénètre dans l'invisible. Nous sommes ancrés dans le Christ glorifié, dans le lieu même de notre future habitation. La foi, comme le câble qui relie le navire à l'ancre invisible, traverse tout l'espace qui s'étend entre la mer agitée de ce monde et le ciel où règne le repos. 

Notre espérance n'est pas l'espoir car il s'attend à un événement dont l'accomplissement est hypothétique. Elle est espérance parce que nous n'avons pas encore atteint notre demeure finale que nous sommes certains d'occuper un jour. Nous sommes encore comme un navire ballotté par les flots mais relié par un solide câble (la foi en Jésus notre précurseur). Il est déjà entré dans le sanctuaire céleste où, comme fidèle sacrificateur, Il intercède pour les siens (Hébreux 6, 19-20; 7,25). 

En conclusion, nous devons comprendre que chaque croyant est comme suspendu à un clou qui est le Seigneur Jésus lui-même. La solidité de l'ensemble ne dépend que du clou. Le Seigneur seul en est responsable! Quant à notre propre responsabilité et pour notre sécurité, restons attachés à Jésus Christ de tout notre coeur! Ayons la «ferme conviction» que la foi nous relie à Jésus, ancre de l'âme sûre et ferme, car Il est déjà entré dans le ciel! Ce monde à la dérive ne pourra rester indifférent à un témoignage de certitude, de solidité et de sécurité en Jésus Christ. 
  

******* 

Note: On peut être surpris en lisant le chapitre 22 d'Esaïe que «le clou fixé en un lieu sûr sera ôté, et sera brisé et tombera; et le fardeau qui y est suspendu sera coupé» (ou abattu, détruit) (v. 25). Dans le cadre étendu de la prophétie, il ne s'agit pas de la même personne (le Seigneur Jésus Christ) mais de l'antichrist car Satan et ses émissaires imitent en maléfice tout ce que Dieu fait. L'antichrist s'imposera comme seule référence à toutes les nations (Apocalypse 13) et s'assiéra dans le temple de Dieu à Jérusalem pour se faire adorer mais il sera anéanti par le Seigneur (1 Thessaloniciens 2, 4-8). Ceux qui l'auront acclamé subiront le même sort (Apocalypse 14,9-10). 

M. Horisberger 
  

LA FEUILLE AUX JEUNES  Décembre 1992 N°350 
  
 
 

Retour au début
Nouveautés
Études bibliques
Page d'accueil